Date du compte-rendu : 18 janvier 2026
Date de l’exploration : 15 janvier 2026
Lieu : Laboratoire Conscientiel
Auteur : Yannick Sogare

Il existe un espace que nous traversons tous, mais que nous nommons rarement.
Un espace sans forme, sans image, sans réponse immédiate.
Nous l’appelons souvent vide, par défaut.

Et pourtant, ce vide n’est pas une absence.
Il est une présence sans contour.


Le vide n’est pas ce que l’on croit

Le mental associe le vide à un manque.
À quelque chose qui n’est pas encore rempli.
À un entre-deux inconfortable, à éviter.

Mais dans l’expérience directe, le vide n’est jamais neutre.
Il est dense.
Silencieux.
Vivant.

Il n’est pas ce qui manque.
Il est ce qui précède.


Lorsque toute forme se retire

Il arrive un moment dans certaines explorations de conscience
où les images s’éteignent,
où les sensations s’apaisent,
où même les intentions semblent se dissoudre.

Rien ne “se passe” plus.
Et pourtant, quelque chose est là.

Ce n’est pas une expérience spectaculaire.
C’est une suspension.


Le vide comme champ d’accueil

Dans ce vide, rien n’est demandé.
Rien n’est attendu.
Rien n’est à réussir.

Et c’est précisément pour cela qu’il devient accueillant.

Le vide ne force pas.
Il reçoit.

Il ne parle pas.
Il laisse être.


Pourquoi le vide dérange

Le vide dérange parce qu’il ne répond pas à l’ego.
Il ne confirme rien.
Il ne valorise rien.
Il ne rassure rien.

Il retire les repères habituels :
– le contrôle
– l’identification
– la narration intérieure

Face au vide, quelque chose en nous ne sait plus quoi faire.

Et c’est là que commence l’exploration réelle.


Quand il n’y a plus rien à comprendre

Dans le vide, comprendre devient inutile.
Il n’y a pas de concept à saisir.
Pas de vérité à formuler.

Seulement une présence nue.
Sans commentaire.

Ce n’est pas une perte.
C’est un relâchement.


Le vide n’est pas une étape

Le vide n’est pas un niveau à atteindre.
Ni un état supérieur.
Ni une destination spirituelle.

Il est toujours là.
Avant chaque pensée.
Entre chaque respiration.
Sous chaque expérience.

Nous ne l’atteignons pas.
Nous cessons simplement de le recouvrir.


Ce qui émerge du vide

Du vide ne surgissent pas forcément des visions.
Ni des messages.
Ni des réponses claires.

Ce qui émerge est plus discret :
– une détente profonde
– une lucidité calme
– une présence sans effort

Quelque chose se réorganise, sans bruit.


Le vide comme intelligence silencieuse

Le vide n’est pas passif.
Il contient une forme d’intelligence non directive.

Il ne guide pas.
Il n’oriente pas.
Il n’impose pas.

Il permet.


Pour le Laboratoire Conscientiel

Explorer la conscience du vide,
ce n’est pas chercher à s’y installer,
ni à l’expliquer.

C’est apprendre à ne plus le fuir.
À le reconnaître.
À le laisser être là, sans le remplir trop vite.

Dans cet espace,
quelque chose de plus vaste que nous
respire déjà.

Voir aussi : Pourquoi la Conscience Divine a créé l’oubli ?